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La question de la représentativité des syndicats français est un serpent de mer. La réforme de 2008 devait renforcer leur légitimité, en l'asseyant sur les résultats des élections dans les entreprises. Mais les chiffres sont cruels. Sur les 7, 8 millions de salariés appelés à élire leurs représentants aux comités d'entreprise et leurs délégués du personnel, 4, 5 millions seulement se sont exprimés. Les scrutins dans les chambres d'agriculture et dans les Très Petites Entreprises ont été un fiasco, avec respectivement 15% et 10% de participation. Et les 5 millions d'employés de sociétés de 10 à 49 salariés ont été oublés car, souvent, aucune élection n'y est organisée. Au total, moins de 30% des 18 millions de salariés du privé se sont prononcés. La « démocratie sociale » à la française continue de sonner creux. La représentativité des syndicats devrait reposer sur leurs adhérents, comme dans la plupart des pays développés. Il faudrait pour cela développer un syndicalisme de service, ou par exemple relancer le « chèque syndical » , accordé par les employeurs aux salariés qui le reversent à l'organisation de leur choix.
Lequel des énoncés suivants correspond aux idées de ce texte ?
ALa légitimité des syndicats français a été renforcée par la réforme de 2008.
BLa légitimité des syndicats français a été remise en cause par la réforme de 2008.
CLa légitimité des syndicats français n'a finalement pas été renforcée par la réforme de 2008.正確答案
DAvec la représentativité des syndicats, on assiste à une démocratie sociale à la française.
答案與詳解
